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  • Apologie du terrorisme à Elbeuf : Pas de poursuite pour l'accusé

    Il y a un mois, un saint-pierrais, déjà condamné pour pour des liens présumés avec une filière djihadiste, aurait fait l'apologie du terrorisme devant le commissariat d'Elbeuf (lire l'article du 15 janvier 2015).

    Son procès s'est tenu le mardi 10 janvier après avoir passé un mois en prison. Franz Petermann, 23 ans, aurait fait l'apologie du terrorisme devant deux policiers du commissariat alors que ces derniers lui demandait de pousser son véhicule mal stationné. "Nous sommes nombreux, nous aussi nous avons des kalachnikovs (...), le sang va encore couler (...), ça ne vous a pas suffi de vous faire tuer", se serait emporté ce jeune père de deux enfants, quand un policier lui avait intimé l'ordre de "dégager" de ce stationnement non autorisé.

    Le tribunal a considéré les propos tenu mais a considéré qu'il s'agissait plus d'une simple provocation que d'apologie au terrorisme. L'accusé a affirmé que les propos qu'il avait été déformés et qu'il s'était excusé plusieurs fois auprès des policiers en prenant compte qu'il avait été trop loin. Il affirme avoir dit : "Ce n’est pas parce que tu as une Kalach que j’ai peur, pose ta Kalach, on va voir. Vous ne croyez pas que le sang a suffisamment coulé comme cela ?". Le tribunal l'a condamné à quatre mois d'emprisonnement dont un ferme, assortis de 5 ans de mise à l'épreuve, ne retenant que l'accusation d'outrage à agent et menace de mort. Ayant effectué un mois de détention préventive, le prévenu est sorti libre du tribunal.

    La présidente du tribunal justifie la relaxe : "Ces propos n’ont pas été énoncés dans un but de justification d’actes terroristes, ni dans l’objectif de les diffuser. Ils ne font pas l’éloge du terrorisme. Ces propos étaient adressés à deux personnes, dans un but d’intimidation". L'avocat de Franz Petermann, du barreau de Paris et spécialiste des dossiers jihadistes, estime que son client n'a pas le profil d'un islamiste : "Faire l'apologie, c'est crier vive le jihad, vive les décapitations. S'il avait adhéré à cette idéologie, il serait déjà parti en Syrie", a-t-il affirmé, que le prévenu était entré en contact avec Maxime Hauchard, un jeune jihadiste normand récemment converti, qui avait été reconnu en novembre dernier, sur une vidéo, en train de décapiter un otage.

    Le saint-pierrais devra verser 600 euros à chacun des deux policiers, plus 300 euros de frais de justice.

  • Elbeuf : Un homme en garde à vue pour apologie du terrorisme

    • Par tayl_r
    • Le Jeu 15 Jan 2015

    Le mardi 13 janvier, un homme déjà connu des services de police a été placé en garde à vue pour apologie du terrorisme devant le commissariat d'Elbeuf.

    Dans la matinée, Franz Petermann, 24 ans, se rend à la Caisse Allocation Familiale avec sa femme et un de ses enfants. Pendant qu'il attend sa femme dans la voiture stationnée près de l'entrée du commissariat, un policier en faction - en raison du Plan Vigipirate - s'approche pour lui signifier que le stationnement est interdit à cet endroit. Le jeune père de famille répond alors, selon l'accusateur : "Je ne bougerai pas, connard (...) Cela ne vous a pas suffi que l’on tue trois flics ? (...) Nous sommes nombreux, le sang va encore couler, nous aussi nous avons des kalachnikovs". Il sera ensuite interpellé et placé en garde à vue.

    Franz, domicilié à Saint-Pierre-lès-Elbeuf, a déjà été interpellé par les homems du RAID avec sa femme et sa belle-soeur au début du mois de novembre pour des liens présumés avec une filière djihadiste. Il avait été mis en examen pour "association de malfaiteurs en vue de la préparation d’actes de terrorisme" et placé sous contrôle judiciaire avec obligation de se présenter toutes les semaines au commissariat de police. Un suivi qui a toujours été respecté. L'accusé, employé intérimaire, s'est converti à l'islam à l'âge de 17 ans. Sa femme, d'origine algérienne est sans emploi et garde leurs deux enfants de 3 et 5 ans.

    Mercredi, lors de sa comparution, il dément : "À aucun moment, je n’ai fait l’apologie du terrorisme. Si je n’avais pas été mis en examen, je pense que je ne serai pas là aujourd’hui". La présidente du tribunal réplique alors : "Vous êtes majeur, intelligent, vous devez mesurer la portée de vos propos, surtout que vous avez déjà été mis en examen".

    Selon la compagne de l'accusé, à qui ce dernier s’est confié, "il s’est disputé avec les policiers, car ils lui ont dit : "Dégagez" sur un ton violent. Mon concubin est impulsif, il a alors réagi, mais il n’a jamais fait l’apologie du terrorisme. Deux témoins présents sur place peuvent l’attester. Il leur a dit : "Vous ne croyez pas que le sang a suffisamment coulé comme cela ?". Le procès a été renvoyé, le prévenu ayant demandé un délai pour préparer sa défense. "Je ne suis pas quelqu’un de dangereux, je suis sain", se défend-t-il.

    Le tribunal a suivi les réquisitions du parquet de Rouen, en plaçant le prévenu en détention provisoire, dans l’attente de son procès qui se tiendra le 10 février prochain.