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  • Lycée A. Maurois : Les lycéens protestent et font le blocus

    • Par tayl_r
    • Le Lun 27 Jan 2014

    Jeudi 30 janvier : les lycéens ont de nouveau fait un blocus devant leur établissement ce jeudi.

    Suite au premier blocus de lundi, le rectorat a légèrement rectifié le tir en accordant des heures supplémentaires, mais toutes les options n'ont pas récupéré leur enveloppe d'heures. Suite à cela, les élèves du lycée André Maurois ont décidé de refaire un blocus, dans une ambiance "bon enfant", pendant toute la journée de jeudi. La proviseure du lycée, Madame Vanherpe, semble se désolidariser de ses élèves puisqu'elle serait satisfaite du mouvement du rectorat. Mais les professeurs et lycéens ne sont toujours pas d'accord. (Photo Twitter)

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    Ce lundi 27 janvier, dès 7h30, les élèves du lycée André Maurois d'Elbeuf ont fait le blocus pour protester contre une réforme prévue dès 2014.

    Ce lundi matin, les lycéens ont manifesté pacifiquement leur mécontentement devant les grilles du lycée André Maurois. C'est en grande partie par le biais des réseaux sociaux que tout cela a été organisé ce week-end. Un message clair et sérieux a été diffusé. C'est donc sans violence que les lycéens se sont rejoints sur place dès 7h30 pour commencer le blocus, grâce à de grandes barricades posées tout en long devant la grille de leur lycée et à la pose de scotch pour empêcher l'ouverture des grilles.

    Du mouvement devant le lycée dès 8 heures

    Une foule d'élèves (et de parapluies) s'est amassé devant le lycée, alors que les deux élèves-délégués de l'action ont rencontré la proviseure du lycée, Mme Vanherpe. À 8h15, l'heure des premiers cours, des chants se font entendre par les optionnaires de musique, et un slogan  Maurois, on n'est pas les jouets du rectorat !". Un peu plus tard, alors que le scotch a tenté d'être arraché, le rectorat de Rouen propose une réunion avec les délégués, mais ces derniers refusent car le motif de cette réunion n'est pas concret.

    C'est à huit heures et demi que le professeur d'Arts Plastiques, M. Davoust, vient auprès des élèves pour calmer la foule, et que trois véhicules de la police nationale arrivent sur les lieux, pour une vingtaine de policiers. C'est peu après 9 heures que les barricades sont levées pour permettre aux élèves qui le veulent d'accéder aux salle de cours. Malgré cela, une grande partie de la foule est restée devant le lycée jusqu'à 11 heures.

    Quelle est cette réforme prévue ?

    Une nouvelle classe de seconde sera ouverte l'année prochaine au lycée André Maurois, mais le nombre d'heures de cours n'a pas été assez augmenté par le rectorat (qui les finances). Ainsi, pour satisfaire l'augmentation du nombre d'heures de cours obligatoires, ce sont les heures de cours d'options (arts plastiques, musiques, sports..) qui trinqueront : "Le but est de regrouper les classes et de diviser les heures de cours par deux : cette année, le groupe optionnaire de seconde avait 3 heures de cours par semaine et le groupe de première également. L'année prochaine les deux groupes seront réunis en un seul groupe qui aura 3 heures de cours", déclare un élève. Le regroupement des classes optionnaires de seconde et de première entraînera donc une diminution du nombre de places offertes en options. De plus, selon ces sources, la diminution des heures de cours en arts plastiques fera aussi "sauter" le poste du professeur de dessin, Monsieur Davoust, "et personne ne veut le renvoi de notre professeur d'arts plastiques". Les conditions de travail pour les élèves et professeurs en seront également affectées.

    Les options (musique, arts plastiques, sport..) offrent notamment une dimension culturelle, et permettent aussi aux élèves de remonter leurs notes pour l'obtention de leur baccalauréat (une moyenne d'environ 15/20 en option au lycée Maurois) alors qu'une cinquantaine de places en moins se profile avec cette réforme. Les professeurs du lycée, qui dénoncent la décision du rectorat se sont montrés solidaires du mouvement de leur élèves. Les deux parties assurent que d'autres actions seront menées si rien n'est fait par le rectorat.

    Merci pour les précisions et photos fournies par les élèves (27 janvier).